Rando et baignade à Ghar el Melh
Un des carrières au niveau du Cap. Taillée pour se mettre à l'eau !

Bonjour à tous !
 
Je vous présente dans cet article un site majeur de la douceur de vivre en Tunisie, la presqu’île de Ghar el Melh / Raf Raf / Cap Farina.
Le djebel forme une épine dorsale s’enfonçant dans la Méditérranée. Sur le flanc nord se trouve Raf Raf. Sur le flanc sud, c’est Ghar el Melh. Cette péninsule porte également le nom de Cap Farina, ou encore djebel Sidi Ali El Mekki (334 m d’altitude).
 

Accès

Cette presqu’île se situe entre Tunis et Bizerte, aux environs d’Utique, accessible par l’autoroute puis par la route.
 
Temps du trajet
Environ 0h45min de route depuis Tunis.
 
Coordonnées géographiques
37° 10.079’N
10° 15.240’E
 
Difficulté : [facile]

  • Durée : 2 heures
  • Dénivelé : 20 mètres 🙂
  • Sentier : facile et large
  • Technicité : aucune difficulté particulière

 

Itinéraire de la rando

🙂 Astuces 🙂

  • Pour imprimer le plan, ouvrir le fichier suivant avec le logiciel GoogleEarth.
  • En cliquant sur les icônes, faites apparaître le nom des points principaux de la rando.
  • Pour voir la route d’accès, cliquez sur Plan puis dézoomez.

Description de la rando

 
On se trouve à Ghar el Melh à l’embouchure de la Medjerda, le principal fleuve de Tunisie. Au fil des millénaires, le fleuve a créé une magnifique lagune, exploitée depuis l’antiquité comme carrière, gisement de sel (Ghar el Melh signifie « Grotte de sel »), port de pêche et abri maritime. Phéniciens, Romains, Anglais, Turques, Andalous, Maltais se sont succédés au pied du djebel. Le port fut également occupé par des pirates.
La ville garde de nombreuses traces de cette richesse historique : on dénombre 3 forts, un port turc, un arsenal, récemment restaurés.
 
L’économie locale est exclusivement tournée vers l’agriculture (plaine de la Medjerda) et vers la pêche (lagune et Méditérranée). On trouvera de nombreux stands le long des routes (pommes de terre, choux, tomates, piments poivrons, raisins, pastèques, melons…) et de nombreux étals de poissons (loups, dorades…). Faites-y vos courses !
 
 
Bref, revenons au sujet initial, la plage de Ghar el Melh 🙂
Donc en continuant la route au-delà de la ville principale, nous longeons la lagune, pour arriver à la plage de Sidi Ali El Mekki.

La plage de Ghar el Melh
La plage Sidi Ali El Mekki, en plein été.

Le sable s’étend sur plusieurs centaines de mètres. Cette plage est fréquentée l’été par les Tunisois fuyant la chaleur de la capitale. Il n’y a aucune installation touristique dans le secteur, on ne sera pas harcelé comme sur les plages d’Hammamet.
 
Mais le meilleur n’est pas là !
En fait, l’idéal est de s’avancer à pied en direction de la pointe. Il y a environ 40 minutes de marche pour atteindre le cap.
Et tout au long du sentier suspendu quelques mètres au dessus du rivage, de nombreuses criques et plages se découpent.

Un des criques sableuses le long de la presqu'île Ghar-el-Melh
Un des criques sableuses le long de la presqu’île.

En été, c’est idéal : on a pied sur environ 30 mètres, le fond est sableux, l’eau est chaude ! Il manque peut être un peu d’ombre…

En continuant jusqu’au cap, on passe à côté du mausolée de Sidi Ali El Mekki, on longe quelques bicoques de pêcheurs. Le paysage est magnifique !

Lagune de Ghar el Melh
Vue sur la lagune de Ghar el Melh, au fond.

La pointe de la presqu’île est formée de nombreuses criques. Certaines semblent très géométriques… c’est normal !
En fait, dès l’époque romaine, les grès du djebel (riches en fossiles, d’ailleurs) ont été exploités. On retrouve de nos jours de nombreuses carrières en bordure immédiate du rivage. Certaines peuvent servir de villégiature pour une après-midi les pieds dans l’eau :

Carrière romaine Ghar el Melh en bordure de Méditérranée
Un des carrières au niveau du Cap. Taillée pour se mettre à l’eau !

Et pour les plus motivés, venir au lever de soleil : c’est simplement magique !

Lever de soleil sur Ghar el Melh
Lever de soleil sur la presqu’île

 
A bientôt pour d’autres aventures !
 
[retourrando]

Julien

Créateur et administrateur de ce site, j'en suis logiquement le principal rédacteur. Expatrié durant 2 ans sur Tunis (2008-2010), j'ai eu l'occasion de parcourir en long et en large ce magnifique pays. J'y retourne régulièrement pour y retrouver amis et anciens collègues. J'en profite également pour continuer à découvrir de nouveaux sites. Et il reste encore tellement à faire ...

Cet article a 2 commentaires

  1. Que c’est très beau et vraiment un grand grand merci à l’éditeur de telles publications dignes d’une Tunisie qu’on se doit d’adorer, de sauvegarder, de mettre en valeur et de faire connaître de quoi elle vaut. Pour quoi ne pas penser élire et inscrire sur la liste du patrimoine mondial des pays entiers ou des régions à l’instar des monuments et sites ??? La Tunisie en vaut le prix afin de la protéger de l’intégrisme envahissant et de l’obscurantisme religieux qui fait des ravages partout dans le monde et particulièrement dans les pays islamiques.

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