Rando à El Haouaria


Bonjour à tous !
 
Après Korbous et Port-Prince, je vous propose aujourd’hui une nouvelle rando dans le Cap Bon, à El Haouaria.
 

Accès

Pour s’y rendre, il faut sortir de Tunis, direction Hammam-Lif, Soliman, Takelsa, puis El Haouaria.
Il est possible de prendre le bus ou le louage depuis la gare de Bab Alioua, se renseigner à l’avance sur les horaires.
 
Temps de trajet
Environ 2h depuis Tunis
 
Coordonnées géographique
37° 3.321’N
11° 0.195’E
 
Difficulté : Peu difficile

  • Durée : 3 à 4 heures
  • Dénivelé : 350 mètres
  • Sentier : multiples sentiers de troupeaux
  • Technicité : peu de difficulté technique

 

Itinéraire de la rando

🙂 Astuces 🙂

  • Pour imprimer le plan, ouvrir le fichier suivant avec le logiciel GoogleEarth.
  • En cliquant sur les icônes, faites apparaître le nom des points principaux de la rando.
  • Pour voir la route d’accès, cliquez sur Plan puis dézoomez.

 

Description de la rando

El Haouaria se trouve donc à l’extrémité du Cap Bon, c’est la ville tunisienne la plus proche de l’Italie.

Alors que toute la pointe du Cap Bon se compose de grandes plaines agricoles, le cap lui-même est en fait une belle montagne, atteignant 370 m d’altitude environ.

De là-haut, un magnifique panorama à 360° s’offre à nos yeux, nous dévoilant les plaines cultivées, le Cap Bon, la Méditerranée, et à l’Est l’île italienne de Pantelleria (à 85km). La Sicile est trop loin (145km) pour qu’on puisse la voir.
 
La rando décrite ci-dessous débute à El Haouaria, et finit à Ras Ed Drek, à l’Est du massif. Il est nécessaire de prévoir deux véhicules, et de faire la navette. La liaison peut éventuellement se faire en taxi, mieux vaudra déposer le véhicule à l’arrivée pour éviter toute déconvenue en fin de journée.

Néanmoins, de nombreuses variantes sont possibles avec un retour au point de départ, pour ceux qui ne veulent pas compliquer la journée (voir la carte GoogleEarth ci-dessus).
 
Le début de la ballade s’effectue à proximité de la ville d’El Haouaria. Pour atteindre ce point de départ, il faut traverser la cité par sa rue principale, en direction de la mer. Plusieurs pistes descendent vers la mer, en direction de quelques bicoques de pêcheurs et d’un restaurant.

On se retrouve en bord de mer, au pied des falaises qui plongent dans les eaux magnifiques. Autant vous dire que le site est somptueux, notamment pour la découverte des fonds marins !

Montagnes se jettant dans une mer d'huile... Le paradis !

La pointe déchiquetée du Cap Bon. En été, c’est un spot de pêche et de plongée idéal.

Un sentier serpente au-dessus de la falaise, avec une vue splendide. Il nous amène lentement vers l’extrémité du Cap.

Malgré les apparences, la Méditerranée n’est pas toujours calme… Surtout au niveau du Cap Bon, qui subit les influences des bassins occidentaux et orientaux de la Méditerranée.

Ainsi, quand le vent vient du Nord ou de l’Ouest, la mer s’agite rapidement, et peut vite devenir dangereuse.

La preuve :

Une épave rouillée gisant sur les récifs.

« Cap’taine… j’c’ois que j’ai fait un t’ou dans la coque… »

Depuis l’épave, deux solutions pour continuer la rando : soit on suit le littoral, pour atteindre le Cap proprement dit, soit on grimpe dans le vallon, plutôt à notre droite, pour rejoindre le sommet. La description à venir concerne plutôt l’ascension.
 
Petit à petit, le sentier grimpe dans le maquis. On serpente alors dans une montagne creusée de galerie. Le site était en effet une exploitation importante de pierre pour les Romains. Désormais, ces trous sont peuplés de chauves souris. Ces ‘Grottes’ sont très connues dans le secteur, il est possible de les visiter.

Autres volatiles présents dans les parages, les faucons. De nombreux oiseaux ont élu domicile dans les falaises du cap, donnant à El Haouaria le titre de Capitale du faucon (C’est où la capitale des vrais cons?).

Divers événements sont ainsi organisés dans la ville au printemps, période de nidification chez le rapace.

La mer, le maquis, une île

Progression le long du littoral. Le sentier est plutôt évident.

En se retournant, on peut observer l’île de Zembra, et sa petite soeur Zembretta, un prolongement probable du massif d’El Haouaria. Ces îles se trouvent à l’ouest d’El Haouaria.

Zembra s’élève tout de même à 435 m, ce qui est considérable vu sa faible taille. Ces îles sont des réserves de biodiversité exceptionnelles, et font l’objet d’une grande attention de la part des autorités.

Zembra, île située au large du Cap Bon

Zembra et Zembretta, deux réserves naturelles intégrales situées à près de 20 km de la côté

Nous traversons alors la route qui accède au sommet.

Et oui, étant donné l’altitude, et la vue sur la mer, le sommet est aménagé, donc accessible par la route. On arrive à un poste militaire, très utile pour contrôler la côte, et l’éventuel passage de clandestins vers l’Italie.

La route grimpe donc sévèrement vers les installations :

Epingle de la route, avec la mer en toile de fond.

Environ 300m de dénivelé en 5 km, et en plein soleil, c’est dur ! Panorama sur le côté sud. Au fond, Kélibia.

Depuis la route, deux possibilités se présentent à nouveau.

On peut redescendre par la route, pour arriver rapidement à El Haouaria et boucler la boucle.

La suite du reportage nous conduit plutôt vers Ras Ed Drek, via la crête que l’on voit sur la photo précédente. Depuis la route, il suffit de poursuivre dans les broussailles et chemins de chèvres, en direction de la crête.

De cette crête, nous dominons une nouvelle falaise :

Vue depuis la crête : la mer et les flancs pentus du djebel

Le cadre est vraiment sympa !

En suivant cette crête, nous surplombons successivement plusieurs criques, toutes plus belles les unes que les autres.

Par exemple, celle-ci !

D'immenses criques, vues depuis le sommet

Contraste saisissant entre criques d’El Haouaria et longues plages en direction de Kélibia

Le panorama est contrasté : d’un côté, les criques, de l’autre, les longues plages de sable blanc, entre El Haouaria et Kélibia.

Vue sur les longues plages de sable blanc.

Vue sur les longues plages de sable blanc. Au fond, Kélibia.

La fin de la rando se réalise en redescendant le long de la crête, en direction du port de Ras Ed Drek. Ce port, peu dynamique, se situe à la limite entre la montagne et les longues plages de sable.

Le lieu est bien entendu propice à la baignade. Il y en a pour tous ! Sable pour certains, criques pour d’autres…
 
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  • A propos Julien
    Créateur et administrateur de ce site, j'en suis logiquement le principal rédacteur. Expatrié durant 2 ans sur Tunis (2008-2010), j'ai eu l'occasion de parcourir en long et en large ce magnifique pays. J'y retourne régulièrement pour y retrouver amis et anciens collègues. J'en profite également pour continuer à découvrir de nouveaux sites. Et il reste encore tellement à faire ...

    8 réponses à Rando à El Haouaria

    1. rihab trimech dit :

      merci pour ce site et ces photos.
      le champ des éoliennes juste avant Haouaria, à Sidi Daoued, est aussi une merveille.

      a+

      rihab

      • Julien dit :

        Bienvenue 😉
        Une merveille… pas naturelle, mais très intéressante d’un point de vue environnemental, étant donné le vent très présent dans ce secteur du Cap Bon !

    2. rihab trimech dit :

      merci 🙂
      le vert et le jaune (par ces temps), le bleu (tous les degrés) de la mer et du ciel, le vent,…et le vent des éoliennes (pas naturelles certes, mais bien grandes, bien intégrées 🙂 )…il faut écouter 🙂

      un tableau..3D :)!

      bien sur, il y’ a le truc environnemental, mais cela ne me fait pas déplacer…bon…généralement :p
      a+

    3. idriss dit :

      merci pour ces infos c’est cool!
      dit moi!! est-ce que les criques ressemblent aux criques de la corse du sud? (eau limpide, parfois mini plage de sable blanc)
      si oui je vais y faire un tour rapidement.

      • Julien dit :

        Non pas vraiment. Les criques sont plutôt rocheuses, il y a vide beaucoup de fond.
        Pour trouver du sable, c’est plutôt du côté de Ras Drek : grande plage de sable (mais pas de crique, du coup !)

        Des criques avec du sable, tu en trouveras du côté de Ghar El Melh 😉

    4. riadh ben aissa dit :

      avez – vous une idée sur les habitants de ces montagnes , quel type de vie ils mènent ? ont ils développé des cultures particulières ? peut on envisager des activités touristiques culturelles pour les aider à mieux vivre? Merci à vous

      • Julien dit :

        Cette montagne n’est pas habitée, à part quelques douaniers présents sur le sommet.
        Par contre, c’est complètement différent dans le centre de la Tunisie, où la montagne est omniprésente.
        Généralement, ce sont des cultures d’oliviers, et de céréales, qui permettent aux habitants de vivre et dégager un peu de revenu.

        Le développement d’activités touristiques culturelles doit être possible. La 1ère étape, la plus importante, est sans doute la compréhension des difficultés rencontrées, en rencontrant ces populations, en discutant.

    5. Ecolamma (association) dit :

      Bravo pour toutes ces information !!! Intéressant !!

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